Essai de détection du rayonnement diffusé par la pégaside tau Boo

Jean Gay (Observatoire de la Côte d'Azur, Nice)

Les pégasides, ou "jupiters chauds", dont la première fut découverte à l'OHP par Michel Mayor et Didier Queloz, sont si près de leur étoile
parente qu'elle ne seraient discernables que par interférométrie.
Toutefois, cette grande proximité les rend fort lumineuses, bien qu' encore bien pâles comparées à l'étoile (entre 30000 et 100000 fois moins
brillantes en visible; c'est quand même plus favorable que les quelques milliards attendus des exoterres). Malgré cet important écart de
magnitude, on s'appuie sur le fort effet doppler induit par leur mouvement et une possible polarisation au voisinage de la quadrature. Le
spectrographe CARELEC associé à un séparateur de polarisation est l'outil adapté à cette prospection, avant qu'un programme soit accepté sur
ESPADON sur d'autres pégasides plus lointaines.

Séminaires à l'OHP