Accueil du projet de télescope dilué (LDT)
PRESENTATION DU PROJET
Nouvelle publication A&A sur la métrologie : voir ArXiv
Des études sont actuellement en cours (KEOPS, OHANA, etc.) pour proposer une nouvelle génération d’interféromètres post-VLTI. Ces interféromètres ouvriront de nouveaux champs de recherche en astrophysique, en imageant la surface d’étoiles super-géantes, l’aplatissement d’étoiles Be, en séparant des exo-planètes de leur étoile, en observant l'image de microlentilles gravitationelles, les AGN, etc. Pour atteindre ces objectifs, ils devront répondre à plusieurs critères : avoir une forte résolution angulaire (Base >100 m),être doté d'un très grand nombre d'ouvertures, offrir une couverture uv riche, et pouvoir accueillir une instrumentation de pointe tel qu’une Optique Adaptative et un coronographe. Dans ce contexte, l’équipe de l'observatoire de Haute-Provence travaille à la mise au point d’un démonstrateur technique qui pourrait répondre à l’ensemble de ces critères.
C'est une version optique et diluée du radio-téléscope d’Arecibo et peut donc accueillir un très grand nombre d'ouvertures, ce qui confère à cet interféromètre une capacité d’imagerie inégalée.
La construction d’un prototype a débuté en 2002. Deux miroirs espacés de 40 cm ont permis d’obtenir des franges sur Vega en Mai 2004 (Le Coroller et al. 2004). Ce résultat important démontre la validité du principe. Toute la chaîne optique de Carlina (Mertz, densifieur, caméra à comptage de photons) est actuellement en cours de validation avec trois miroirs espacés d’une dizaine de mètres au sol.
En 2010, nous avons validé les asservissements et la métrologie de mise en cohérence des miroirs primaires i.e cosphérisation des miroirs avec une précision d'environ 1 micron (cf publications)
Ce démonstrateur technique devrait permettre de démontrer que ce télescope dilué a une forte capacité d'imagerie mais aussi que son architecture optique lui permet d'être plus sensible que les interféromètres à ligne à retard. (Observation à grande magnitude limite). Ce projet est soutenu par l'INSU (CNRS) et le Collège de France.
