D'après (C.74) et (C.38), l'effet de scintillation est lié à
, qui est nul d'après (B.15). Le choix d'une jauge
particulière dans laquelle (B.13) est réalisé n'affecte pas le
résultat, car la scintillation est un phénomène physique (invariant de
jauge).
La condition d'existence des ondes gravitationnelles traduit donc leur
incapacité à produire un effet de scintillation. Le caractère radiatif de
la perturbation apparaît dans la prise en compte du d'Alembertien des
déformations de phase. Les seules déformations transverses W(1)
engendrées par la perturbation gravitationnelle ne suffisent pas à décrire le
phénomène de scintillation et peuvent conduire à des conclusions
trop optimistes (Labeyrie 1993, Bracco 1997), même si les effets ne
semblaient pas observables.
Quant aux ondes scalaires, elles n'interviennent pas explicitement dans
le calcul de la perturbation de la phase électromagnétique intégrée le
long de la ligne de visée. Elles ne modifient pas de ce point de vue les
conclusions établies en relativité générale. La lumière n'est pas
sensible au champ scalaire dans le cadre du couplage étudié entre champ
scalaire et courbure de l'espace-temps.
Au passage de l'onde scalaire, l'observateur subit cependant une perturbation
physique, qui affecte ses mesures. On ne peut plus choisir un système de
coordonnées dans lequel l'observateur est considéré en chute libre qui
soit compatible avec
pour (B.30) en tout point de
l'espace-temps. Il subsiste un effet local.