| Le système solaire |
Le programme de mesure de la vitesse des vents dans la mésosphère de Vénus s’est poursuivi à l’aide du spectrographe Aurélie du télescope de 1,52 m, dans son mode à très haute résolution (110 000). Le champ de vitesse des vents est mesuré par l’effet Doppler de raies de la bande d’absorption 5n3 du CO2 vers 8708 Å, ce qui donne accès à la région de l’atmosphère comprise entre 70 et 90 km où l’on a simultanément décroissance du vent zonal et circulation thermosphérique.Les résultats préliminaires des mesures effectuées en juillet et août 2002 à l’élongation orientale, complémentaires de celles effectuées en 2001 à l’élongation occidentale (voir Rapport d'Activité 2001), ont permis d’affirmer que la circulation des vents dans la basse mésosphère était principalement zonale dans la première échelle de hauteur atmosphérique au-dessus de la limite supérieure des nuages [02/98].
| Planètes extrasolaires |
| La Galaxie |
Un autre résultat de ce programme concerne l’identification d’un système binaire de type SB2 dans IC 1805. Jusqu’ici un seul système de type SB1 était connu dans cet amas, très jeune et très riche en étoiles O. L’observation de cette nouvelle binaire apportera des renseignements sur les propriétés de ses composantes mais aussi sur celles de l’amas (distance et âge).
| Les Galaxies |
Les galaxies les plus massives ont formé la majorité des étoiles en un temps très court (0,5 milliard d’années) tandis que les naines sont encore en train d’en former à un rythme resté constant.
Parallèlement aux observations cinématiques, des observations photométriques ont été effectuées en 2002 avec le télescope de 1,20 m pour 72 galaxies du programme. La distribution de lumière dans ces galaxies, combinée aux données cinématiques, permet, au travers de modèles de masse, d’aborder des problèmes fondamentaux tels que la distribution de la matière noire.
Une campagne d’observation franco-américaine (Université de Nice, US Air Force) destinée à l’étude des mécanismes de formation de la turbulence optique s’est déroulée au mois de juillet 2002 à l’OHP et, simultanément, à l’observatoire d’amateurs Sirène (Lagarde d’Apt, Vaucluse). Le but était de mettre en œuvre, de manière simultanée, le maximum de techniques différentes de détection de la turbulence optique pour remonter à son origine géophysique supposée : les ondes de gravité. Les deux sites impliqués, distants de 20 km, devraient respecter la cohérence des ondes de gravité. Chaque nuit des ballons ont été lachés depuis les deux sites pour des sondages météorologiques, cependant que le Scidar Généralisé de J. Vernin, installé au foyer du télescope de 1,93 m, permettait d’accéder à l’évolution temporelle du profil de la turbulence optique. Les résultats préliminaires montrent clairement une activité ondulatoire de l’atmosphère autour de l’OHP.
L’AAA est couplé depuis plusieurs années au spectrographe Émilie, au foyer du télescope de 1,52 m. Cette installation est un équipement de R&T qui a connu cette année des améliorations techniques et a conduit à des observations intéressantes. Des tests en laboratoire ont montré une stabilité en vitesse inférieure à 50 cm/s sur plusieurs mois.
On a continué à suivre une vingtaine d’étoiles pour la détection d’exoplanètes. Une stabilité de mesure inférieure à 2 m/s a été obtenue pendant une semaine sur 51 Peg. La meilleure stabilité sur plusieurs mois est estimée à 3 m/s. Elle devrait être améliorée par les futurs développements techniques.
Des observations sur le Soleil à haute cadence (2,9 secondes par cycle) ont montré la possibilité d’effectuer des mesures avec un bruit inférieur à 25 cm/s sur le court terme. Les oscillations solaires deviennent ainsi parfaitement visibles sur les mesures de vitesse radiale.
On notera enfin qu’un petit télescope de 30 cm de diamètre est aussi utilisé avec l’ensemble Émilie+AAA pour la mesure des vents atmosphériques terrestres, dans le cadre de l’avant-projet spatial VIVA (Vitesse Intrinsèque des Vents par AAA).