Le Soleil agit sur l’atmosphère de la Terre par le flux de photons et le vent solaire.
Les photons agissent surtout aux basses et moyennes latitudes et les particules du vent solaire
à hautes latitudes. C’est pourquoi ont été développés
des instruments qui sont mis en œuvre soit à l’OHP, soit dans des stations de
hautes latitudes.
Pour interpréter les mesures effectuées à l'OHP, on étudie le transfert
du rayonnement solaire (diffusion et absorption) dans l’atmosphère. Par ailleurs, on a
poursuivi la réalisation de l'instrument EPIS, qui observera l'effet des particules
émises par le Soleil sur la haute atmosphère de la calotte polaire.
Les photons solaires à la traversée de l’atmosphère sont diffusés
par les atomes, molécules et les aérosols solides et liquides. Ils sont aussi
partiellement ou totalement absorbés par des espèces chimiques tels que
l’ozone et la vapeur d’eau. L’ensemble de ces processus est l’objet du
transfert de rayonnement qui s’applique de façon générale à
toutes les atmosphères planétaires.
On dispose maintenant d’un code validé pour évaluer l’irradiance
spectrale au niveau du sol à condition de connaître les concentrations des espèces
absorbantes et diffusantes, ainsi que le profil vertical de température et de densité
de l’atmosphère. Par ailleurs, le spectre solaire hors atmosphère mesuré
en orbite, maintenant disponible, permet de réduire les biais particulièrement dans le
domaine des UV.
A l’OHP, plusieurs grandeurs nécessaires au calcul du transfert du rayonnement, sont
mesurées par les lidars, les spectromètres SAOZ et Dobson. Deux pyranomètres
observant le domaine 300-340 nm et le domaine 300-3000 nm enregistrent l’énergie
reçue que l’on peut comparer aux prévisions.
Pour mettre au point le code de transfert de rayonnement, ont été considérées
les situations en l’absence de nébulosité. L’accord obtenu entre
l’observation et la modélisation est de l’ordre du pourcent.
Pour illustrer la qualité de la prévision, on a calculé l’irradiance
au sol pendant l’éclipse partielle de Soleil du 11 août 1999 (figure 1).
La variation saisonnière observée (figure 2) est décrite au premier
ordre par la hauteur du soleil à midi solaire en hiver et aux équinoxes.
Ce travail se poursuivra dans le cas de nébulosités. Pour cela, deux instruments
à terminer, sont nécessaires pour observer la composante diffuse et la
répartition des nuages. Les lidars et les spectromètres SAOZ et Dobson déjà
utilisés dans l’étude précédente, seront toujours mis
à contribution.
Ces observations seront effectuées pendant plusieurs années afin de rechercher
les tendances à long terme.
Ces résultats sont en cours de rédaction pour publication.
BRUINSMA S., VIAL F. and THUILLIER G.
Les programmes d'observation à l'OHP et les résultats
2002, Relative density variations at 120 km derived from tidal wind observations made by
the UARS/WINDII instrument,
Atmos. Sol. Terr. Phys., 64, 13-20.