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INTRODUCTION

Un effort important avait été mené par la précédente direction pour construire à l'OHP un spectrographe évolué, bénéficiant de toute l'expérience accumulée par ses services techniques, avec les talents complémentaires d'André Baranne (Observatoire de Marseille) et de Michel Mayor (Observatoire de Genève). Cet effort a été rapidement récompensé en 1995, par la découverte quelque peu surprenante de ce qui est apparu être une planète en orbite très rapide autour de l'étoile de type solaire 51 Pegasi. Cette grande première a été abondamment commentée par la presse française et étrangère, américaine notamment.

La logique des relations entre les gros et petits télescopes a quelque analogie avec celle des rapports de David et Goliath, en ce que la force brutale n'est pas toujours gagnante... Les coûteux instruments focaux que l'on construit pour les grands télescopes nécessitent le consensus d'une large communauté d'utilisateurs, et de ce fait ne peuvent pas toujours être à la pointe de l'innovation. En matière de flux collecté, les facteurs 4 ou 16 dont bénéficient des télescopes de 4 ou 8 m par rapport à ceux de 2 m peuvent être gommés par des instruments particulièrement performants. Ainsi s'explique la longue liste des découvertes faites par de petits télescopes, à laquelle appartient désormais la planète de 51 Peg, découverte avec le spectrographe Elodie  par Michel Mayor et Didier Queloz, au foyer de notre bon vieux "193".

D'autres résultats, dont ce rapport rend compte, ont été obtenus en 1995 avec le "193" et les autres télescopes de l'OHP. L'intérêt que suscitent ces instruments auprès des observateurs français et étrangers n'a pas faibli. Un Comité des Utilisateurs a vu le jour pour resserrer les liens entre ceux-ci et l'Observatoire.

Ce rapport résume aussi l'activité des services techniques de l'OHP. La modernisation des instruments a été poursuivie notamment par la mise en service au foyer du "120" d'un nouveau CCD de 1024x1024 éléments d'image. Etudes et réalisations ont été effectuées pour des opérations d'envergure : EROS II (recherche de naines brunes dans le halo galactique), GI3T (interféromètre optique) etc...

De nouveaux projets sont en gestation qui se situent dans le cadre nouveau de l'Institut Gassendi pour la Recherche Astronomique en Provence, institut fédératif dont le nom fait référence à un illustre astronome gavot, ce qui n'est pas sans augurer favorablement de la bonne place que l'OHP est appelé à occuper en son sein.

Formation et diffusion de la science ont été également des points forts de l'activité de l'OHP en 1995, ainsi qu'en témoigne le Chapitre 2 : accentuation des efforts entrepris pour la formation des personnels, élaboration d'un plan de formation, organisation sur le site d'ateliers, d'écoles et de colloques, accueil d'étudiants de DEA pour l'initiation à l'observation astronomique, journées "portes ouvertes" dans le cadre de la "Science en Fête", etc...

On notera enfin que cette année a vu croître de façon significative le nombre de chercheurs et d'étudiants en thèse ... mais en même temps décroître le nombre d'ITA par des départs à la retraite non remplacés. La diminution de l'effectif ITA, conjuguée à celle des crédits, tempère quel-que peu notre satisfaction et engendre de sérieuses inquiétudes.

12 Juin 1996


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